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Contenu :

Interview du Pr. Amadou Gallo DIOP

Professeur de Médecine (spécialiste en Neurologie) ; Docteur ès-Sciences (Neurobiologie)
Clinique Neurologique, CHU Fann, Dakar, SENEGAL

 
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1. Le sommeil : important ou indispensable ?

Le sommeil est important, indispensable et vital. Tous les êtres vivants ont un rythme chronobiologique génétiquement défini permettant l’accomplissement d’activités diverses lors de l’éveil, alternant périodiquement avec des périodes de repos avec un sommeil réparateur permettant la régénération des tissus et la récupération physique et psychique. Ce rythme est souvent dicté par le cycle jour/nuit terrestre.

2. Combien de temps devrait durer un bon sommeil ?

En moyenne 7 à 8 heures de sommeil par jour selon les individus, leurs activités physiques et les périodes de l’année. Les extrêmes recommandées étant 6 heures minimum et 9 heures maximum. Les risques de pathologies diverses (métaboliques, cardio-vasculaires, respiratoires, digestives, psycho-comportementaux et autres somatiques) étant plus accrus chez ceux dorment régulièrement moins de 6 heures ou plus de 9 heures. Il faut juste prendre en compte qu’il existe des personnes définies comme ‘’petits dormeurs’’ qui se sentent bien et reposées avec seulement 5 heures de sommeil et d’autres comme ‘’gros dormeurs’’ qui ne récupèrent qu’après 10 heures de sommeil. Il faut savoir que le besoin moyen d’heures de sommeil diminue progressivement de la naissance au 3e âge.

3. Quelles sont les différentes phases du sommeil ? En quoi consiste chacune d’elle ?

Après une première phase dite de ‘’veille calme’’ caractérisant l’endormissement qui est favorisé par l’allongement dans un endroit calme confortable sans bruit ni lumière, l’individu rentre dans un sommeil de plus en plus profond divisé en stades progressifs chiffrés de 1 à 4 durant les lesquels on se relâche progressivement, on devient difficile à réveiller au fur et à mesure, les cycles respiratoires, cardiaques et autres se ralentissent. Ensuite survient une phase dite de "sommeil paradoxal’" car le sommeil y est très profond mais on constante des mouvements rapides involontaires des yeux fermés, et des variations des chiffres de la tension artérielle par exemple. Durant cette phase vont avoir lieu les rêves, avant que ne surviennent des périodes plus ou moins brèves de réveil nocturne. Grâce à l’électroencéphalogramme on peut capter les différentes formes d’ondes rapides, semi-lentes ou très lentes caractérisant les différentes phases du sommeil normal avec des cycles répétés d’environ 100 minutes au cours d’une nuit de sommeil, jusqu’à l’heure de réveil au matin.

4. Quelles sont les règles à respecter pour avoir un bon sommeil ?

Un bon sommeil de la nuit se prépare durant le jour. Les règles à respecter sont :

  • Avoir une activité physique sportive régulière : minimum 30 minutes, minimum 3 fois par semaine : marche, jogging, natation, vélo, gymnastique ou tout sport de son choix et selon ses facultés physiques. Ca n’a rien à avoir avec les déplacements obligatoires professionnels ou autres
  • Eviter de prendre un dîner trop tard et trop lourd (en sucres, en sel, matières grasses ou produits carnés) 
  • Prendre un bain chaud le matin (pour élever relativement la température centrale et plus frais le soir pour l’abaisser) 
  • Essayer d’avoir un horaire de sommeil constant 
  • Favoriser un environnement propice au sommeil 
  • Eviter autant que possible l’abus de somnifères 
  • Eviter les excitants (tabac ; café, thé fort, cola, alcool, médicaments excitants, etc.) 
  • Eviter la rumination des problèmes au lit le soir 
  • Ne se mettre au lit que le sommeil venu (éviter de lire au lit ou regarder la télé pour « chercher le sommeil ») 
  • Essayer de mieux gérer le stress. Au besoin apprendre les méthodes de relaxation.

5. Pourquoi certaines personnes sont réveillées par le moindre bruit quel que soit le degré d’endormissement ?

Parce qu’elles ne sont pas bien engagées dans leur cycle de sommeil, notamment dans les phases de sommeil profond. Elles peuvent être sur le ‘’qui-vive’’ à cause d’une accumulation de stress, d’une anxiété, d’une dépression ou d’une exigence de réveil lié à un événement important du lendemain (examen, voyage, rendez-vous) et demeurer trop longtemps dans les stades plus légers de sommeil. Ou souffrir d’autres maladies qui gênent par leurs symptômes l’endormissement ou le maintien d’un bon sommeil.

6. Peut-on prolonger la durée de la phase de sommeil la plus reposante ?

On a remarqué que les personnes respectant les conseils d’hygiène de vie et donc de sommeil passent plus de temps dans les phases de sommeil profond réparateur, et perdent moins de temps à engager ce sommeil via les phases 1 et 2 moins récupérateurs. Ainsi un sportif régulier (pour rappel : minimum 3 séances par semaine et au moins 30 minutes par séance) pourra mieux récupérer avec un nombre total moindre d’heures de sommeil, mais de meilleure qualité.

7. L’insomnie : maladie ou symptôme ? Lorsqu’une insomnie survient peut-on prendre un somnifère à m’importe quel moment ?

L’insomnie peut être le symptôme d’une affection qui, indirectement la provoque. Elle peut dans d’autres cas être une maladie chronique évoluant pour son propre compte. Il vaut mieux consulter et/ou essayer d’en détecter la cause et la gérer. La plupart des insomnies sont ‘’occasionnelles’’ liées à un facteur précis. En gérant bien ces facteurs causaux on résout le problème d’insomnie consécutive. Des fois quelques jours de psychothérapie et/ou de tranquillisants divers accompagnants mais de courte durée et rapidement dégressifs, peuvent aider. Ces facteurs peuvent être psychologiques entraînant angoisses et dépressions : problème de la vie ; d’argent, de sentiments et ménages, deuil, travail. Ou alors horaires de travail avec réduction du temps de repos ; mauvais environnement pour dormir ou nouvel environnement inhabituel ; changement de fuseau horaire lors de longs voyages ; fièvres, douleurs, urticaires, toux, difficultés de digestion, envies répétées d’uriner ; boissons et médications excitantes du système nerveux. D’autres insomnies sont plus durables liées à des facteurs chroniques : post-traumatiques (physique ou moral), maladies dégénératives, hypertensions, infections chroniques, problèmes respiratoires, maladies chroniques d’organes ou du psychisme (grosses anxiétés et dépressions). Ici les indications de psychotropes ou de somnifères pour le moyen et le long terme sont plus évidentes, mais à associer aux règles d’hygiène du sommeil (voir plus haut). Chez les personnes âgées, il peut s’y ajouter des causes liées à des affections plus graves neurologiques, ou d’autres viscères qui nécessitent un bilan pour les qualifier avant de démarrer des traitements spécifiques éventuels de l’insomnie.

8. Prendre de temps en temps un médicament pour bien dormir peut-il entraîner une dépendance ? Quel est l’intérêt des hypnotiques dans la prise en charge de l’insomnie ?

Les prescriptions de somnifères doivent respecter des règles précises. Quand ils sont indiqués, au mieux comme dernier recours, leur posologie et leur arrêt doivent être progressifs puis dégressifs afin que l’habituation et la déshabituation du système nerveux soient mieux gérées. Les prendre en auto-médication ‘’de temps en temps’’ mais de façon répétée peut induire insidieusement un début de dépendance à cause du confort qu’ils procurent et qu’on a inconsciemment envie de reproduire. Le risque est moindre quand ce sont de rares prises occasionnelles plus ou moins incontournables. Respecter au mieux les conseils d’hygiène du sommeil est un préalable plus judicieux, jusqu’à la limite du supportable et d’impératifs personnels. La prise d’hypnotiques doit être indiquée par prescription médicale en respectant, sans abus, les règles édictées afin de ne pas transformer ses bénéfices attendus en sources de pharmacodépendance ou se retrouver à en absorber des doses considérables à effets perdus.

9. A quoi servent les rêves et quand interviennent-ils ou deviennent-ils cauchemar ?

La majorité des rêves surviennent durant le sommeil très profond de la phase dite ‘’paradoxale’’ avec un relâchement musculaire profond, des mouvements rapides des yeux et une activité electrophysiologique cérébrale intense. Certains peuvent survenir dans des stades plus légers du sommeil. Les rêves peuvent plus ou moins être relatés si la période de réveil qui les suit est prolongée, notamment en fin de nuit. Leurs contenus sont variables d’une nuit à l’autre, pouvant être très agréables ou au contraire malheureux. Les interprétations des rêves varient d’une culture à une autre. En général le rêve fait une sorte de synthèse et de ‘’nettoyage’’ des bons et moins bons aspects d’une journée avec ses espoirs, ses joies, ses déceptions, ses traumatismes. Mais tout ceci de manière inconsciente, irrationnelle et incontrôlable dans leur genèse. Quand les contenus sont désagréables voire terrifiants ils sont appelés « cauchemars » au cours du sommeil paradoxal, ou « terreurs nocturnes » dans les stades de sommeil plus légers. Des facteurs pathologiques somatiques ou des facteurs médicamenteux à visée cérébrale, des drogues, ou des complications de l’alcoolisme peuvent induire des rêves à connotations terrifiantes, notamment avec visions d’animaux ou autres.

10. Quels sont les méfaits de troubles du sommeil longtemps entretenus ou mal pris en charge ?

Les risques de maladies, d’accidents du travail, et de retards et troubles scolaires sont plus accrus chez les personnes souffrant de troubles du sommeil notamment à type d’insomnies que chez celles qui dorment suffisamment (minimum 6 heures conseillées). Ils souffrent plus de maux de tête, ont des troubles de la mémoire (car la mémorisation se fait au cours du sommeil le plus profond grâce la formation de nouveaux contacts entre les cellules du cerveau ou neurones). Les insomniaques chroniques font plus de maladies comme les problèmes liés au diabète, l’hypertension, les complications cardio-vasculaires, respiratoires, digestives, ou psychologiques. Quand c’est possible une courte sieste est bénéfique et est aussi recommandée en début d’après-midi. Elle doit durer entre 5 à 15 minutes, maximum 30. Si elle est trop prolongée, la sieste risque d’amputer le temps de l’endormissement nocturne. La sieste permet d’avoir un meilleur deuxième pic de forme dans l’après-midi après celui de la matinée.

Mise à jour : 2007-08-01